Périostite tibiale

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Définition

 

La périostite tibiale également appelée shin splints par les anglophones correspond à une lésion de surmenage du périoste de la crête tibiale postérieure. Elle est caractérisée par une « inflammation » au sens large de la zone myo-périostée du muscle jambier postérieur.

 

Physiopathologie

 

Cette pathologie propre au jogging et à l’athlétisme est surtout fréquente à la reprise des entraînements après une période de repos ou lors d’une augmentation conséquente du volume d’entraînement qu’elle concerne l’intensité, la durée ou la fréquence.

 

On retrouvera davantage de périostite dans les cas de tractions importantes sur le tendon jambier postérieur. Ainsi elle sera pmlus fréquente en cas d’instabilité du médio-pied, de pronation tardive, d’un pas en abduction ou enfin d’une rotation externe de la hanche ou d’une rétraction des rotateurs externes de hanche.

 

Clinique

 

Le symptôme essentiel de la périostite est la douleur du segment jambier. Elle est ressentie progressivement au cours de la course mais rarement voire jamais lors de la marche. Elle sera située en regard de la face interne de la jambe et s’étend verticalement sur 5 à 8 centimètres.

 

L’examen clinique va montrer une douleur à la palpation de la crête iliaque postérieure. La face antérieure du tibia n’est généralement pas douloureuse comme lors d’une fracture de fatigue du tibia. Dans de rare cas on pourra observer un oedème ou une chaleur le long de la crête tibiale.

 

Le testing analytique du jambier postérieur ne sera jamais douloureux.

 

L’examen clinique s’attachera aussi à rechercher les facteurs favorisants tels, la laxité du médio-pied, la pronation tardive, un pas en abduction ou une rotation externe excessive de la hanche.

 

Examen complémentaires

 

Ceux-ci ne sont en général pas nécessaires. Le diagnostic de périostite est avant tout clinique.

 

La scintigraphie est l’examen le plus sensible pour objectiver la périostite. On la prescrira lorsqu’il existe un doute quant à la présence d’une fracture de fatigue du tibia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci -contre hyperactivité crête tibiale postérieure droite

 

 

Traitements

 

La prise en charge concernera d’abord la programmation de l’entrainement. Un repos relatif sera prescrit que le cas échéant. Une reprise progressive sera envisagée par la suite.

Des traitements locaux seront mis en place. Glaçage, A.I.N.S, locaux dans les cas les plus légers.

 

Une prise en charge en kinésithérapie devra être envisagée dans les cas plus chroniques. Des massages transverses profonds de la crête tibiale. Des étirements des rotateurs externes de hanches seront nécessaires le cas échéant.

 

La confection de semelles fonctionnelles sera utile en cas d’instabilité du médio-pied et de pronation tardive.

 

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